La chaleur d’août enveloppe la campagne toscane. Les moissonneuses batteuses ont regagné leur hangar. Les tracteurs ont cessé de travailler une terre durcie par le soleil. Dans la fraîcheur de l’aube, on entend parfois un agriculteur qui rentre des meules de foins séchées.

Tout invite au repos et au calme.

Et pourtant dans cette torpeur, il y a un insecte a qui s’active : la mouche oléicole qui vient pondre dans les jeunes olives. Celles-ci, affaiblies par les larves, vont tomber à terre précocement.

Autrefois on recourait aux pesticides de façon préventive et systématique. Aujourd’hui l’oléiculteur qui s’inscrit dans une démarche agriculture durable ou biologique va durant les chaleurs de l’été arpenter régulièrement ses oliveraies pour estimer le nombre d’olives touchées pour décider s’il faut ou non intervenir.

Si les dommages sont faibles on laisse la nature faire son œuvre et on accepte quelques pertes.

Puis on regarde les températures à venir : si la météo prévoit un thermomètre avoisinant les 40 degrés pendant quelques jours, alors les larves disparaîtront d’elles-mêmes…

Sinon on installe des pièges à mouches dans les arbres voire on procède à un traitement ciblé et approprié des oliveraies touchées.

Les anciens avaient une technique intéressante. Ils plantaient au bord de leurs oliveraies à huile des oliviers de la variété Ascolano qui produit précocement une grosse olive de table… sur lesquels se concentrent les attaques de la mouche lesquelles délaissent alors en partie les olives à huile moins charnues.

L’agriculture durable c’est d’abord un rapport d’intelligence avec la nature. C’est aussi plus de travail et des coûts de production plus importants.

La vie à la Villa Ambretta

Vivre en Maremme à la Villa Ambretta est un bonheur de tous les instants que ce blog souhaite vous faire partager.